Problèmes de voisinage / Améliorations

Parler · B1

« Nous avons maintenant deux sujets au choix : Problèmes avec les voisins ou Améliorer son logement. Vous choisissez un sujet. De quel thème voulez-vous parler ? »

Sujet 1 · Problèmes avec les voisins

  1. Décrire une expériencePouvez-vous nous dire : Avez-vous déjà eu des problèmes avec vos voisins ? Comment avez-vous géré la situation ?
  2. Décrire un processus ou une procédureQuels types de problèmes peuvent survenir entre voisins, selon vous ?
  3. Parler des côtés positifs et négatifsÀ votre avis, quels sont les avantages et les inconvénients de résoudre un problème de voisinage par vous-même au lieu de faire appel à la régie ?
  4. Prendre position sur une situation hypothétiqueSeriez-vous prêt à déménager à cause de conflits avec des voisins ? Pourquoi ou pourquoi pas ?

Sujet 2 · Améliorer son logement

  1. Décrire une expériencePouvez-vous nous dire : Avez-vous déjà entrepris des travaux pour améliorer votre logement ? Comment cela s’est-il passé ?
  2. Décrire un processus ou une procédureQuelles améliorations aimeriez-vous apporter à votre logement actuel ?
  3. Parler des côtés positifs et négatifsÀ votre avis, quels sont les avantages et les inconvénients d’investir dans des améliorations pour un appartement en location ?
  4. Prendre position sur une situation hypothétiqueSeriez-vous prêt à dépenser beaucoup d’argent pour améliorer votre logement ? Pourquoi ou pourquoi pas ?

À faire d’abord : choisissez un seul sujet, comme à l’examen, et répondez à ses quatre questions à voix haute, si possible en vous enregistrant. Comparez ensuite, question par question. Le deuxième sujet reste disponible pour vous entraîner une autre fois.

Comment utiliser les réponses modèles

Les réponses proposées sont des exemples parmi d’autres. Il n’existe pas une seule bonne réponse : chacun parle de sa propre expérience.

Sur ce type de question, ce qui compte est votre capacité à répondre clairement à ce qui vous est demandé, à donner quelques détails et à expliquer votre point de vue, pas à réciter un texte.

N’apprenez pas ces réponses par cœur. Une réponse manifestement mémorisée est plus faible qu’une réponse un peu hésitante mais authentique. Servez-vous-en pour repérer les structures utiles et pour comparer avec ce que vous auriez dit.

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Sujet 1 · Décrire une expérience

Pouvez-vous nous dire : Avez-vous déjà eu des problèmes avec vos voisins ? Comment avez-vous géré la situation ?

Ce qui est attendu ici

Deux demandes : le problème, et surtout la façon dont vous l’avez géré. C’est la deuxième qu’on oublie, parce que raconter le bruit ou l’odeur est bien plus facile que raconter ce qu’on a fait. Donnez des actions, dans l’ordre, et dites où vous vous êtes arrêté. Si vous avez laissé passer des mois sans rien dire, dites-le : ne rien faire est aussi une manière de gérer, et l’expliquer vaut mieux que d’inventer une conversation qui n’a jamais eu lieu.

Comparer avec deux réponses modèles
ADeux visites, puis une lettre

Oui, une fois, et je m’en souviens très bien parce que ça a duré presque un an.

C’était le voisin du dessus. Il rentrait tard et il déplaçait ses meubles vers une heure du matin, deux ou trois fois par semaine. Au début, je n’ai rien dit. Je me disais que ça allait s’arrêter tout seul.

Au bout de deux mois, je suis monté. Je me suis présenté, j’ai expliqué que je commençais à cinq heures, et il a été très correct. Ça s’est calmé pendant trois semaines, puis ça a recommencé. J’y suis retourné une deuxième fois, et là, c’était déjà moins agréable.

Ce qui a changé, c’est que ma femme ne dormait plus du tout. À ce moment-là, j’ai écrit à la régie. J’ai noté les dates et les heures, et je n’ai insulté personne.

Est-ce que ça a marché ? Oui, plus ou moins. Mais depuis, il ne me dit plus bonjour, et deux voisins m’ont demandé si c’était moi qui avais écrit. Ça, c’est le prix, et je ne l’avais pas prévu.

Pourquoi cette réponse fonctionne

Structure claire

  • Le récit suit exactement la montée : ne rien dire, monter une fois, monter une deuxième fois, écrire. Le candidat n’a pas besoin de connecteurs compliqués, la chronologie fait le travail.
  • La question « Est-ce que ça a marché ? » que le candidat se pose lui-même annonce le bilan et permet de finir sur autre chose qu’un résultat.

Formulations attendues au niveau B1

  • « Il rentrait tard et il déplaçait ses meubles » : imparfait pour ce qui se répète, sur toute une période.
  • « Au bout de deux mois, je suis monté » : passé composé pour l’action ponctuelle, après un repère de durée.
  • « Ça s’est calmé, puis ça a recommencé » : deux passés composés reliés par puis, très économique.
  • « C’était moi qui avais écrit » : mise en relief avec c’est… qui, au passé, dans une phrase rapportée.

Réponse complète à la consigne

  • Le problème est décrit en trois phrases, la gestion en trois paragraphes. La proportion est la bonne.
  • Le candidat dit aussi ce qu’il n’a pas fait au début, et pourquoi. Attendre deux mois fait partie de la réponse.

Dire ce que la démarche a coûté après coup

  • Le candidat ne s’arrête pas à « le bruit a cessé ». Il dit que le voisin ne le salue plus et que l’immeuble a su. C’est ce genre de conséquence qui rend une réponse adulte.
  • Retenez la formule « ça, c’est le prix, et je ne l’avais pas prévu ». Elle sert dès qu’on raconte une décision : le résultat, puis ce qu’il a coûté.
BJe m’étais trompé de personne

Oui, mais dans mon cas le problème n’était pas vraiment entre moi et quelqu’un.

On avait une odeur de fumée dans la salle de bain, presque tous les soirs. J’ai tout de suite pensé au voisin d’à côté, et je suis allé lui parler. Il m’a répondu qu’il ne fumait pas du tout, et c’était vrai.

Donc je m’étais trompé de personne, et j’étais assez mal à l’aise. Je me suis excusé deux fois, une fois sur le palier et une fois quelques jours après, dans l’ascenseur.

Ensuite, j’ai compris que ça passait par la ventilation. Ça ne se règle pas entre deux appartements : je n’avais donc pas vraiment le choix, j’ai appelé la régie. J’ai simplement décrit ce que je sentais, à quelle heure, et j’ai laissé faire les gens compétents.

Ce que j’en retiens, c’est qu’il faut d’abord se demander d’où vient le problème. Si c’est une personne, on va voir la personne. Si c’est le bâtiment, sonner chez le voisin ne sert qu’à se fâcher avec lui pour rien.

Pourquoi cette réponse fonctionne

Structure claire

  • Le candidat annonce dès la première phrase que son histoire ne rentre pas dans le cadre attendu. L’auditeur sait tout de suite où il va.
  • Erreur, excuses, vraie cause, conclusion : quatre mouvements, et la conclusion tire une leçon au lieu de résumer.

Formulations attendues au niveau B1

  • « Je m’étais trompé de personne » : plus-que-parfait pour un fait antérieur, avec se tromper de + nom.
  • « Il m’a répondu qu’il ne fumait pas » : discours indirect au passé, avec le passage au imparfait.
  • « Je n’avais pas vraiment le choix » : formule courante pour justifier une décision.
  • « Ça ne sert qu’à se fâcher » : ne… que pour restreindre, suivi d’un infinitif.

Réponse complète à la consigne

  • Les deux moitiés y sont : le problème, puis la gestion, y compris la partie ratée de cette gestion.
  • Le candidat dit ce qu’il a fait auprès du voisin et ce qu’il a fait ensuite. Rien n’est laissé en suspens.

Reconnaître qu’on s’est trompé de voisin

  • Raconter une erreur et les excuses qui ont suivi donne trois phrases faciles et rend le récit crédible. Personne ne raconte une histoire parfaite.
  • Utile partout : quand la question demande comment vous avez géré, ce que vous avez mal géré fait partie de la réponse et se dit sans honte.
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Sujet 1 · Décrire un processus ou une procédure

Quels types de problèmes peuvent survenir entre voisins, selon vous ?

Ce qui est attendu ici

La consigne dit « types » : on attend un classement, pas une histoire personnelle et pas une liste de trois mots. Trois noms jetés à la suite, bruit, poubelles, parking, se disent en dix secondes et ne montrent rien. Choisissez un critère, annoncez-le, puis donnez deux ou trois catégories avec un exemple très court dans chacune. « Selon vous » vous autorise à proposer votre propre découpage : c’est plus personnel et beaucoup plus facile à tenir jusqu’au bout.

Comparer avec deux réponses modèles
ATrois niveaux, du plus petit au plus gros

Je dirais qu’il y a trois niveaux, du plus petit au plus gros.

Le premier niveau, ce sont les choses de tous les jours : la buanderie qu’on laisse sale, un vélo qui bloque le couloir, une place de parking occupée, les poubelles mal triées. Ça s’arrange en trente secondes si on se parle. Personne n’en fait un drame.

Le deuxième niveau, c’est le bruit, et là c’est plus difficile, parce que ce n’est pas vraiment une faute. Les gens vivent : les enfants courent, quelqu’un travaille de nuit et rentre à minuit, quelqu’un d’autre passe l’aspirateur le dimanche. On ne peut pas demander à une famille d’arrêter de vivre.

Le troisième niveau, ce sont les problèmes qui touchent la sécurité ou l’immeuble lui-même : une porte d’entrée qu’on laisse ouverte, de l’eau qui passe d’un appartement à l’autre, une odeur de brûlé. Là, ça ne reste pas une affaire entre deux voisins.

Et il y a un dernier type, plus rare mais plus lourd : quand quelqu’un est visé à cause de son nom ou de sa façon de parler. À mon avis, ce n’est plus un problème de voisinage. C’est autre chose.

Pourquoi cette réponse fonctionne

Structure claire

  • Le critère est annoncé dans la première phrase, du plus petit au plus gros, et chaque paragraphe correspond à un niveau. On ne se perd jamais.
  • Le quatrième type arrive après coup, comme un ajout. Ce décalage est naturel à l’oral et met la dernière idée en valeur.

Formulations attendues au niveau B1

  • « Le premier niveau, ce sont les choses de tous les jours » : c’est / ce sont pour présenter une catégorie.
  • « Ça s’arrange en trente secondes si on se parle » : si + présent, présent, avec un pronominal à sens passif.
  • « On ne peut pas demander à quelqu’un d’arrêter de vivre » : demander à quelqu’un de + infinitif, une construction souvent mal faite.
  • « Plus rare mais plus lourd » : deux comparatifs opposés dans trois mots.

Réponse complète à la consigne

  • Ce sont bien des types, avec un exemple concret dans chacun, et non le récit d’un cas vécu.
  • La réponse couvre le petit quotidien et le grave, ce qui montre que le candidat a compris l’étendue de la question.

Ranger les types de problèmes par gravité croissante

  • Classer du plus petit au plus gros fournit l’ordre et les connecteurs sans avoir à chercher : premier niveau, deuxième niveau, troisième niveau.
  • Ce découpage marche sur beaucoup de questions en « quels types de… ». Quand vous ne savez pas comment organiser, organisez par gravité.
BSelon qu’on sait à qui parler ou non

Moi, je les classerais autrement : selon qu’on sait à qui s’adresser ou pas.

Il y a d’abord les problèmes avec une personne précise. La musique du dessus, le chien qui aboie toute la journée quand les gens sont au travail, les cigarettes fumées sur le balcon juste sous votre fenêtre. Ce n’est pas agréable, mais au moins on sait à quelle porte sonner.

Ensuite, il y a les problèmes où tout le monde est un peu responsable et personne ne l’est vraiment. Le local à poubelles, la buanderie, les cartons qui s’accumulent à la cave. On râle tous entre nous, on ne dit rien à personne, et ça reste comme ça pendant des années.

Et puis il y a les problèmes sans auteur. Un bruit dans les tuyaux, une odeur qui revient le soir, l’eau chaude qui manque le matin. Là, on cherche souvent un voisin à qui reprocher quelque chose, et on se trompe.

C’est ce dernier type qui crée le plus de disputes, je trouve. On préfère chercher un coupable, parce que c’est plus simple que de chercher une cause.

Pourquoi cette réponse fonctionne

Structure claire

  • Le candidat refuse le classement évident et annonce le sien en une phrase. Tout le reste découle de ce choix.
  • Trois catégories, trois paragraphes de longueur comparable, puis une phrase de conclusion qui désigne la plus problématique.

Formulations attendues au niveau B1

  • « Je les classerais autrement » : conditionnel pour présenter son point de vue avec prudence.
  • « Selon qu’on sait à qui s’adresser ou pas » : selon que + indicatif, utile pour annoncer un critère.
  • « Tout le monde est un peu responsable et personne ne l’est vraiment » : opposition entre tout le monde et personne, avec le pronom le.
  • « C’est ce dernier type qui crée le plus de disputes » : mise en relief avec un superlatif.

Réponse complète à la consigne

  • La question demande des types, et la réponse en donne trois, chacun illustré par des exemples courts et très concrets.
  • Le « selon vous » est pris au sérieux : le candidat propose un classement personnel et l’assume jusqu’à la fin.

Le cas où l’on ne sait pas à qui parler

  • Le troisième groupe, les problèmes sans auteur, est celui auquel personne ne pense en préparant. C’est donc celui qui fait la différence.
  • La leçon est transférable : avant de réagir, demandez-vous s’il existe vraiment quelqu’un à qui s’adresser. Sinon, vous accuserez la mauvaise personne.
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Sujet 1 · Parler des côtés positifs et négatifs

À votre avis, quels sont les avantages et les inconvénients de résoudre un problème de voisinage par vous-même au lieu de faire appel à la régie ?

Ce qui est attendu ici

Les mots décisifs sont « au lieu de ». On ne demande pas si parler est une bonne chose, on demande de comparer deux voies. Le piège est de n’avoir que des avantages d’un côté, parce qu’on sent que régler soi-même est la « bonne » réponse. Y aller soi-même a de vrais inconvénients, et l’autre voie a de vrais avantages. Attention aussi à ne rien affirmer sur la manière dont une régie fonctionne : parlez de ce que vous avez vécu, vous.

Comparer avec deux réponses modèles
ACe que la lettre change pour toujours

Le premier avantage d’y aller soi-même, c’est que ça reste petit. On sonne, on parle deux minutes, et le lendemain on se dit bonjour comme avant.

Le deuxième, c’est que c’est rapide. En parlant directement, on a une réponse le soir même. Quand ça passe par quelqu’un d’autre, il faut écrire, puis attendre, et on ne sait pas où en est la demande.

Par contre, il y a de vrais inconvénients. D’abord, ça peut mal tourner, et on est seul en face. Ensuite, il ne reste aucune trace : deux mois plus tard, la personne peut très bien dire qu’on ne lui a jamais rien demandé. Et surtout, ça ne fonctionne que si le problème dépend vraiment de cette personne-là.

L’avantage de passer par la régie, c’est justement ça : ce n’est plus une histoire entre nous deux. Et quand le problème touche plusieurs appartements, je ne vois pas d’autre solution.

Mais il y a un prix, et je crois qu’on le sous-estime. Chez nous, une fois que c’était écrit, tout l’immeuble a fini par le savoir. La relation n’est pas redevenue comme avant. Et vous, vous habitez toujours là, vous croisez la personne dans l’ascenseur tous les matins. C’est pour ça que je commence toujours par y aller moi-même.

Pourquoi cette réponse fonctionne

Structure claire

  • Deux avantages, trois inconvénients, puis l’autre voie, puis son coût. La comparaison avance sans jamais quitter la question.
  • La dernière phrase donne la conclusion pratique du candidat : commencer soi-même. Elle tombe après les arguments, pas avant.

Formulations attendues au niveau B1

  • « Ça reste petit » : une image simple qui vaut une définition.
  • « Il ne reste aucune trace » : aucun avec un nom singulier, une négation très utile.
  • « Ça ne fonctionne que si… » : ne… que combiné avec une condition.
  • « On le sous-estime » : verbe précis mais transparent, avec un pronom complément.

Réponse complète à la consigne

  • Les deux voies sont pesées, chacune avec du pour et du contre. C’est exactement ce que demande « au lieu de ».
  • Le candidat ne décrit à aucun moment ce que ferait une régie : il parle de ce qui s’est passé chez lui. C’est la bonne prudence.

Se rappeler qu’on habite encore là après

  • La phrase clé est « vous croisez la personne dans l’ascenseur tous les matins ». Elle rappelle que le problème ne se termine pas avec la solution.
  • Sur toutes les questions de conflit, pensez à ce qui vient après la solution. C’est un argument que presque personne ne donne, et il est facile à préparer.
BMa règle des deux essais

Franchement, je fais les deux, mais pas dans n’importe quel ordre.

Y aller soi-même coûte moins cher à la relation, c’est vrai. Mais il y a un inconvénient dont on parle peu : ça demande une énergie énorme. On prépare sa phrase, on n’ose pas, on attend le bon moment, et on y pense toute la semaine. Quand on parle encore mal le français, c’est un effort que personne ne voit.

Passer par la régie, c’est plus confortable sur le moment : on écrit, et ce n’est plus notre problème. En revanche, c’est lent. Dans notre cas, il s’est passé plusieurs semaines, et entre-temps on ne savait rien.

Alors je me suis fait une règle simple : deux fois moi-même, et si ça recommence une troisième fois, j’écris. Deux fois, ça me suffit pour me dire que j’ai vraiment essayé. Après, je ne me sens plus coupable de passer la main.

Et si le problème ne concerne pas seulement mon appartement, je n’essaie même pas tout seul. Ce n’est pas à moi de m’en occuper, et je perdrais mon temps.

Pourquoi cette réponse fonctionne

Structure claire

  • Le candidat annonce qu’il utilise les deux voies, puis donne l’inconvénient de la première, l’avantage et l’inconvénient de la seconde, puis sa règle.
  • Terminer par une règle chiffrée referme la réponse mieux qu’un résumé des arguments.

Formulations attendues au niveau B1

  • « Ça coûte moins cher à la relation » : comparatif employé de façon imagée, très naturel à l’oral.
  • « Un inconvénient dont on parle peu » : relative avec dont, une construction attendue à ce niveau.
  • « Je me suis fait une règle » : pronominal au passé composé, avec un accord qui ne se voit pas.
  • « Je ne me sens plus coupable de… » : ne… plus avec se sentir + adjectif, suivi de de + infinitif.

Réponse complète à la consigne

  • Les deux termes de la comparaison sont traités, avec un avantage et un inconvénient de chaque côté.
  • L’effort que représente la démarche personnelle est un inconvénient rarement cité, et il est ici entièrement justifié.

Se donner un nombre d’essais avant de passer la main

  • Dire « deux fois, puis j’écris » transforme une opinion en méthode. C’est concret, ça se retient, et ça montre que la question a été réfléchie.
  • La technique se transporte partout : fixez un nombre ou une durée, puis dites ce que vous faites une fois cette limite atteinte.
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Sujet 1 · Prendre position sur une situation hypothétique

Seriez-vous prêt à déménager à cause de conflits avec des voisins ? Pourquoi ou pourquoi pas ?

Ce qui est attendu ici

« Seriez-vous prêt » appelle le conditionnel, du début à la fin. Le piège du fond est de repartir sur les voisins en général au lieu de répondre à l’hypothèse posée. Le second piège est de dire oui trop vite, sans compter ce qu’un déménagement représente. Et si votre réponse est non parce que ce n’est financièrement pas possible, dites-le simplement : ce n’est pas une réponse faible, c’est une réponse vraie, et elle vous donne beaucoup à dire.

Comparer avec deux réponses modèles
ANon, ce n’est pas une option pour nous

Non. Et je réponds vite, parce que pour nous ce n’est pas vraiment une option.

On a cherché cet appartement pendant sept mois. J’ai envoyé je ne sais plus combien de dossiers, on nous a répondu non un nombre incroyable de fois, et je crois que mon nom n’a pas aidé. Partir à cause d’un voisin, ce serait recommencer tout ça.

Et il faudrait compter ce que ça coûte vraiment : le camion, les jours de congé, l’argent qu’on doit avancer au moment d’entrer quelque part, les rideaux qui ne vont plus aux nouvelles fenêtres. Sans parler des enfants, qui changeraient d’école et de copains.

Il y a aussi une chose toute simple : on ne choisit pas ses voisins. Je déménagerais, et je pourrais très bien tomber sur pire. Au moins, ici, je sais à qui j’ai affaire.

Donc non. Je préfère mettre cette énergie dans le problème lui-même. Si quelqu’un me dit que je n’ai qu’à partir, je réponds que je n’ai pas les moyens de partir. Ce n’est pas agréable à dire, mais c’est la vérité.

Pourquoi cette réponse fonctionne

Structure claire

  • Le non tombe en un mot, puis viennent quatre raisons de nature différente : la recherche, l’argent, les enfants, le hasard des voisins.
  • La dernière phrase assume la raison la moins confortable. Elle laisse une impression forte parce qu’elle est la plus honnête.

Formulations attendues au niveau B1

  • « Ce serait recommencer tout ça » : conditionnel avec un infinitif en attribut, très simple à reproduire.
  • « Il faudrait compter ce que ça coûte » : il faudrait + infinitif, suivi d’une interrogative indirecte.
  • « Je pourrais très bien tomber sur pire » : pouvoir au conditionnel, avec le comparatif irrégulier pire.
  • « Je n’ai pas les moyens de… » : la formule exacte pour parler d’argent sans se plaindre.

Réponse complète à la consigne

  • La position est nette et le « pourquoi pas » est justifié quatre fois, jamais par une généralité.
  • Le candidat répond bien à l’hypothèse posée, déménager, et non aux conflits de voisinage en général.

Chiffrer l’autre solution avant de la refuser

  • Avant de dire non, le candidat énumère ce que l’autre solution demanderait : sept mois de recherche, un camion, des congés, une école. Le refus devient un calcul, pas un caprice.
  • Faites-le sur toute question hypothétique : décrivez d’abord ce que l’option coûterait, et votre réponse est à moitié construite.
BUn conflit, non ; de la peur, oui

Pour un conflit, non. Pour de la peur, oui, je partirais, et je ne discuterais pas longtemps.

Un conflit, ça se supporte. Un voisin désagréable, quelqu’un qui ne salue jamais, de la musique le samedi soir : ce n’est pas confortable, mais on vit avec. Je ne mettrais pas ma famille dans un camion pour ça.

Par contre, si ma femme n’osait plus rentrer seule le soir, ou si mes enfants avaient peur dans la cage d’escalier, ce serait complètement différent. Il ne s’agirait plus d’un problème de voisinage. Il faudrait alors que je fasse autre chose, et je crois que je partirais, même en perdant de l’argent.

J’ai un collègue qui a déménagé pour cette raison-là. Il m’a dit un an après qu’il ne regrettait rien, sauf le loyer, qui est plus élevé maintenant.

Donc ma réponse est non, sauf dans ce cas-là. Et je pense qu’il vaut mieux se poser la question à froid : jusqu’où est-ce que j’accepte de vivre comme ça ? Si on ne se le demande pas avant, on décide un soir de colère, et ce n’est jamais un bon moment pour décider.

Pourquoi cette réponse fonctionne

Structure claire

  • La réponse est coupée en deux dès la première phrase, un cas non, un cas oui. Tout le reste ne fait que développer ces deux cas.
  • L’exemple du collègue arrive après la position, pour l’appuyer, et ne prend que deux phrases.

Formulations attendues au niveau B1

  • « Si ma femme n’osait plus rentrer seule, ce serait différent » : si + imparfait et conditionnel, exactement la structure de la question.
  • « Il ne s’agirait plus d’un problème de voisinage » : il s’agit de au conditionnel, avec ne… plus.
  • « Il faudrait que je fasse autre chose » : il faudrait que + subjonctif ; on peut dire plus simplement « je devrais faire autre chose ».
  • « Il m’a dit qu’il ne regrettait rien » : discours indirect au passé, avec ne… rien.

Réponse complète à la consigne

  • Le conditionnel est présent d’un bout à l’autre, comme la consigne l’exige.
  • Les deux directions de « pourquoi ou pourquoi pas » sont couvertes, puisque le candidat dit dans quel cas sa réponse s’inverse.

Séparer un conflit d’une peur

  • Distinguer deux situations que la question mélange donne immédiatement deux réponses au lieu d’une, et montre que vous avez pesé les mots de la consigne.
  • Cherchez cette distinction dans chaque question hypothétique : gêne ou danger, dépense ou dette, désaccord ou insulte. Elle est presque toujours là.
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Sujet 2 · Décrire une expérience

Pouvez-vous nous dire : Avez-vous déjà entrepris des travaux pour améliorer votre logement ? Comment cela s’est-il passé ?

Ce qui est attendu ici

Deux demandes : les travaux, et comment ça s’est passé. La deuxième attend du déroulement, c’est-à-dire du temps, de l’argent, de la fatigue et un résultat. Dites qui a fait quoi, combien de week-ends, combien ça a coûté à peu près. Attention à un point : vous êtes locataire, alors racontez ce que vous avez demandé et ce qu’on vous a répondu à vous, sans jamais présenter cela comme une règle. Et si vous n’avez rien fait, dites-le dans la première phrase.

Comparer avec deux réponses modèles
ATrois week-ends de peinture

Oui, deux fois, et les deux fois dans l’appartement où on habite maintenant.

La première, c’était la peinture. Le salon était d’un beige très sale et ça nous déprimait. Avant de commencer, j’ai écrit à la régie pour demander, parce que je ne savais pas ce que je pouvais faire ou non. Dans notre cas, on m’a répondu que le blanc ne posait pas de problème. Je ne sais pas si c’est pareil partout.

On a fait ça sur trois week-ends, à deux, avec mon beau-frère qui nous a prêté une échelle. Ça nous a coûté environ deux cents francs de matériel, et beaucoup de dos.

La deuxième fois, c’était la lumière de la cuisine, qui éclairait mal. Là, j’ai fait venir quelqu’un, parce que l’électricité, je n’y touche pas.

Comment ça s’est passé ? Bien, franchement. Mais il y a une chose bizarre : quand je regarde ce mur, je sais que je ne l’emporterai pas. On a payé, on a travaillé nos week-ends, et un jour quelqu’un d’autre habitera là. Je le referais quand même, parce que c’est chez nous maintenant.

Pourquoi cette réponse fonctionne

Structure claire

  • Deux chantiers annoncés dès la première phrase, puis traités l’un après l’autre, puis un bilan commun.
  • La question « Comment ça s’est passé ? » reprend les mots de la consigne et marque clairement le passage au bilan.

Formulations attendues au niveau B1

  • « Le salon était d’un beige très sale » : imparfait pour la description d’un état.
  • « Avant de commencer, j’ai écrit » : avant de + infinitif, quand le sujet est le même.
  • « Ça nous a coûté environ deux cents francs » : coûter au passé composé, avec un montant approximatif.
  • « Je sais que je ne l’emporterai pas » : futur simple dans une complétive, pour ce qui est certain.

Réponse complète à la consigne

  • Les deux moitiés sont traitées : ce qui a été fait, puis comment ça s’est passé, avec la durée, le coût et l’aide reçue.
  • Le candidat parle de son cas à lui, avec réserve, et ne présente aucune démarche comme obligatoire.

Séparer le confort obtenu et l’argent laissé sur place

  • Le candidat dit que ça s’est bien passé, puis ajoute qu’il n’emportera pas ce mur. Deux idées vraies en même temps, sans se contredire.
  • Cette double conclusion, « content du résultat, conscient de ce que ça laisse », est une manière très simple de nuancer un récit sans le gâcher.
BJamais moi, mais j’ai aidé un ami

Non, honnêtement, jamais. On a déménagé trois fois en six ans, alors je n’ai jamais eu envie de commencer quoi que ce soit.

Par contre, j’ai aidé un ami à le faire, deux week-ends entiers. Donc je peux raconter comment ça s’est passé chez lui.

Il louait un appartement dont la cuisine n’avait presque aucun rangement. Il a acheté deux grandes armoires et il a fait poser une étagère au mur. Il avait demandé avant, à sa régie, et dans son cas on lui a dit d’accord. Comment ça marche ailleurs, je n’en sais rien.

Le travail a pris beaucoup plus de temps que prévu. Les murs n’étaient pas droits, on a percé deux fois au mauvais endroit, et il a fallu reboucher. On a fini un dimanche à onze heures du soir, en essayant de ne pas faire de bruit.

Et puis il est parti l’année suivante, pour son travail. Les armoires, il les a démontées et emportées. L’étagère, elle, est restée au mur. Il n’a rien demandé en partant, et il m’a dit que ça ne le dérangeait pas plus que ça.

Pourquoi cette réponse fonctionne

Structure claire

  • Une phrase pour dire non et expliquer pourquoi, une pour annoncer d’où vient l’histoire, puis le récit, puis la fin de l’histoire.
  • Le récit a une courbe : préparation, complications, nuit de dimanche, départ un an après. Il se tient tout seul.

Formulations attendues au niveau B1

  • « Un appartement dont la cuisine n’avait presque aucun rangement » : relative avec dont pour exprimer l’appartenance.
  • « Il avait demandé avant » : plus-que-parfait pour ce qui précède le reste du récit.
  • « Il a fallu reboucher » : il faut au passé composé, forme impersonnelle très courante.
  • « Les armoires, il les a démontées » : reprise par un pronom en tête de phrase, avec l’accord du participe.

Réponse complète à la consigne

  • Les deux demandes sont traitées, mais pour quelqu’un d’autre : quels travaux, et comment ça s’est passé, du premier trou jusqu’au déménagement.
  • Le candidat ne fait pas semblant d’avoir vécu la situation. La première phrase et la deuxième le disent clairement.

Avoir aidé quelqu’un compte comme expérience

  • Quand vous n’avez pas fait la chose vous-même, cherchez d’abord une fois où vous avez aidé quelqu’un. Vous avez alors les détails, les gestes et la fatigue, ce qu’une histoire simplement entendue ne donne pas.
  • Dites-le dans la première phrase, sans vous excuser, puis racontez normalement. Cette stratégie est acceptée à l’examen et vous garde tout le vocabulaire du sujet.
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Sujet 2 · Décrire un processus ou une procédure

Quelles améliorations aimeriez-vous apporter à votre logement actuel ?

Ce qui est attendu ici

« Aimeriez-vous » demande le conditionnel, et « actuel » demande votre appartement d’aujourd’hui, pas la maison de vos rêves. Le piège est de donner une liste de trois envies en dix secondes, sans dire pourquoi ni combien. Décrivez l’endroit en une phrase avant de dire ce que vous y changeriez : la description fournit la justification. Et distinguez ce que vous feriez vraiment de ce qui restera un rêve, parce que cette distinction vous donne un paragraphe de plus, tout naturellement.

Comparer avec deux réponses modèles
ATrois envies, dans l’ordre

Il y a trois choses, et je les mettrais dans cet ordre.

D’abord, la chambre des enfants. Ils sont deux dans neuf mètres carrés, avec un lit superposé et une table minuscule. J’aimerais leur faire un vrai coin pour les devoirs : une lampe correcte, une étagère au mur, et une chaise qui va avec la table. Ce n’est pas très cher, et c’est là qu’ils passent leurs journées.

Ensuite, l’entrée et le couloir. C’est sombre toute l’année, même en été. Je changerais les lampes et je mettrais un grand miroir en face de la porte : ça agrandit tout de suite.

Enfin, la cuisine. Là, ce serait beaucoup plus gros : des rangements fermés jusqu’au plafond, parce qu’aujourd’hui la moitié des choses est par terre. Mais je ne le ferais que si j’étais sûr de rester quatre ou cinq ans. Autrement, ça n’aurait pas de sens.

Ce qui est drôle, c’est que je pense chaque fois à ce que j’emporterais. La lampe et l’étagère, je les reprends. Le mur repeint, non. Ça ne m’empêche pas de le faire, mais j’y pense.

Pourquoi cette réponse fonctionne

Structure claire

  • Trois améliorations annoncées, puis données dans l’ordre, de la plus urgente à la plus lointaine.
  • Chaque paragraphe suit le même schéma : l’endroit, le problème, ce que je ferais, pourquoi. Ce rythme tient tout seul.

Formulations attendues au niveau B1

  • « Je les mettrais dans cet ordre » : conditionnel dès la première phrase, comme la consigne l’appelle.
  • « J’aimerais leur faire un vrai coin pour les devoirs » : aimerais + infinitif, avec un pronom complément indirect.
  • « Je ne le ferais que si j’étais sûr de rester » : ne… que combiné avec si + imparfait.
  • « Autrement, ça n’aurait pas de sens » : autrement pour introduire l’hypothèse contraire.

Réponse complète à la consigne

  • Ce sont bien des améliorations pour le logement actuel, décrit tel qu’il est, avec ses mètres carrés et sa lumière.
  • Le candidat sépare ce qu’il ferait tout de suite de ce qui dépendrait d’une condition. La réponse ne se contente pas d’énumérer.

Commencer par la pièce où l’on passe le plus de temps

  • Choisir la chambre des enfants et le dire, « c’est là qu’ils passent leurs journées », justifie l’ordre sans avoir besoin d’un long raisonnement.
  • Cette entrée en matière fonctionne pour toute question sur un logement, une école ou un lieu de travail : partez de l’endroit occupé le plus longtemps.
BPartir de ce qui m’énerve le matin

Moi, je ne pars pas d’une liste d’envies. Je pars de ce qui m’énerve tous les jours.

L’entrée, par exemple. Elle fait un mètre sur deux, et il y a huit paires de chaussures, quatre vestes et une poussette. Le matin, on se marche dessus et quelqu’un finit toujours par crier. J’installerais un banc avec des casiers en dessous, et des crochets plus bas pour que les enfants accrochent eux-mêmes leur veste. Ça coûterait peut-être cent cinquante francs et ça changerait toutes nos matinées.

La deuxième chose, c’est la fenêtre de la chambre. On sent l’air passer en hiver. Ça, je n’y toucherais pas moi-même : je ne saurais pas faire, et ce n’est pas une dépense que j’ai envie d’assumer. J’en parlerais, simplement.

Et si j’avais vraiment de la place dans le budget, j’aimerais un tapis épais dans le salon. On y est tous les soirs, et le sol est froid.

Voilà. Rien de spectaculaire. Mais ce sont des choses que je verrais tous les jours, et c’est ça qui compte quand on ne peut pas déménager.

Pourquoi cette réponse fonctionne

Structure claire

  • Le candidat annonce sa méthode en deux phrases, puis donne trois exemples de plus en plus petits, et referme en une ligne.
  • La fin, « rien de spectaculaire », assume la modestie de la réponse au lieu de la subir.

Formulations attendues au niveau B1

  • « Ce qui m’énerve tous les jours » : ce qui en tête de groupe, pour désigner une chose sans la nommer.
  • « Pour que les enfants accrochent eux-mêmes leur veste » : pour que + subjonctif ; utile, mais « pour permettre aux enfants d’accrocher » fonctionne aussi.
  • « Ça coûterait peut-être cent cinquante francs » : conditionnel avec une estimation, plus prudent qu’un chiffre affirmé.
  • « Je n’y toucherais pas » : le pronom y avec toucher à, très fréquent à l’oral.

Réponse complète à la consigne

  • Tout reste au conditionnel et tout concerne le logement actuel, décrit très précisément.
  • Le candidat dit aussi ce qu’il ne ferait pas et pourquoi, ce qui répond mieux que trois envies alignées.

Partir d’un objet qui gêne tous les jours

  • Huit paires de chaussures dans un mètre sur deux : l’image donne le problème, la solution et le prix en une seule fois.
  • Quand une question vous demande ce que vous aimeriez changer, cherchez l’objet concret qui vous gêne le matin. Vous trouverez toujours plus vite qu’en cherchant une idée générale.
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Sujet 2 · Parler des côtés positifs et négatifs

À votre avis, quels sont les avantages et les inconvénients d’investir dans des améliorations pour un appartement en location ?

Ce qui est attendu ici

Tout est dans « en location ». Si vous parlez des joies d’un bel appartement, vous répondez à côté : la comparaison implicite est avec quelqu’un qui est chez lui. Deuxième piège, ne donner que des inconvénients, parce que l’idée de payer pour un bien qui n’est pas le sien paraît absurde. Elle ne l’est pas : vous y vivez maintenant. Dernier point, ne dites rien de ce qu’on peut obtenir en partant : vous n’en savez rien, et le reconnaître est une réponse tout à fait valable.

Comparer avec deux réponses modèles
ALe calcul par années

L’avantage principal est simple : on habite là maintenant. Je ne vais pas attendre d’être propriétaire dans dix ans pour vivre correctement. Deux cents francs de peinture et une bonne lampe, ça change toutes les soirées de l’année.

Le deuxième avantage, c’est qu’on prend soin de ce qu’on a fait soi-même. On range mieux, on répare tout de suite, on fait attention aux murs. L’appartement s’abîme moins vite.

Par contre, l’inconvénient saute aux yeux : ce n’est pas à moi. Je paie, je travaille le samedi, et tout reste au mur quand je pars. Quelqu’un qui est chez lui retrouve cet argent un jour ; moi, non.

Alors je fais un calcul un peu bête, mais qui m’aide : je divise la dépense par le nombre d’années que je pense rester. Trois cents francs sur cinq ans, ça fait cinq francs par mois, et là je dis oui tout de suite. Trois mille francs alors qu’on partira peut-être l’an prochain, non.

Et il y a une question à laquelle je ne sais pas répondre : est-ce qu’on peut demander quelque chose en partant ? Je n’en ai aucune idée, je n’ai jamais posé la question. Je préfère décider en me disant que je ne récupérerai rien.

Pourquoi cette réponse fonctionne

Structure claire

  • Deux avantages, un inconvénient central, puis une méthode de décision, puis une question laissée ouverte.
  • Le calcul par années occupe le paragraphe le plus long : c’est la vraie idée de la réponse, et elle est mise à sa place.

Formulations attendues au niveau B1

  • « Ça change toutes les soirées de l’année » : présent de vérité générale pour un effet durable.
  • « Quelqu’un qui est chez lui retrouve cet argent un jour ; moi, non » : comparaison implicite avec une reprise très courte.
  • « Je divise la dépense par le nombre d’années » : phrase simple, avec un vocabulaire de calcul accessible.
  • « Une question à laquelle je ne sais pas répondre » : relative avec à laquelle, une structure qui vaut des points.

Réponse complète à la consigne

  • Les deux côtés sont là, et la situation de location est présente dans chaque argument.
  • Le candidat refuse d’affirmer ce qu’il ignore. Il pose la question, il ne donne pas de réponse inventée.

Compter en années qui restent, pas seulement en francs

  • Diviser une dépense par le nombre d’années prévues transforme un avis vague en critère utilisable, et donne des chiffres à dire.
  • Le calcul se transporte partout : un abonnement, une formation, une voiture. Dites le prix, puis dites sur combien de temps.
BCe qui part avec moi, ce qui reste

Je vois deux catégories, et les avantages ne sont pas du tout les mêmes.

Il y a ce qui se dévisse : une étagère, une lampe, un meuble, des rideaux. L’avantage, c’est qu’on l’emporte. On paie une fois et on s’en sert dans trois appartements. Par rapport à quelqu’un qui est chez lui, on ne perd rien du tout.

Et il y a ce qui reste : la peinture, une cloison, la cuisine, le carrelage. Le problème, c’est que c’est justement ça qui change le plus la vie de tous les jours, et c’est justement ça qu’on laisse derrière soi.

L’autre inconvénient, c’est qu’on ne décide pas tout seul. Chez nous, on préfère demander avant, puis attendre la réponse, et il arrive qu’on n’ose pas demander du tout. Quand on est chez soi, on prend la perceuse et c’est fini.

Cela dit, je l’ai fait quand même. J’ai repeint une chambre en sachant très bien que je peignais pour le locataire suivant. C’est un sentiment vraiment bizarre. Mais je l’ai fait pour mes enfants, pas pour lui.

Pourquoi cette réponse fonctionne

Structure claire

  • Le critère est posé dans la première phrase, puis chaque catégorie a son paragraphe, avec son avantage et son inconvénient.
  • La réponse se termine sur un aveu personnel plutôt que sur un résumé. C’est plus fort et plus facile à retenir.

Formulations attendues au niveau B1

  • « Ce qui se dévisse » et « ce qui reste » : deux groupes construits pareil, qui structurent toute la réponse.
  • « Par rapport à quelqu’un qui est chez lui » : la formule de comparaison exacte que demande ce type de question.
  • « C’est justement ça qui change le plus la vie » : mise en relief avec un superlatif.
  • « Il arrive qu’on n’ose pas demander » : il arrive que + subjonctif ; « parfois, on n’ose pas » dit la même chose plus simplement.

Réponse complète à la consigne

  • Avantages et inconvénients sont traités, organisés par type d’amélioration plutôt qu’en deux blocs.
  • La comparaison avec le fait d’être propriétaire revient deux fois, ce qui maintient le « en location » au centre.

Distinguer ce qui se dévisse de ce qui reste au mur

  • Un seul critère concret, se dévisse ou pas, suffit à organiser toute la réponse et donne des exemples sans effort.
  • Cherchez toujours le critère matériel plutôt que la catégorie abstraite : il est plus facile à expliquer et il produit tout de suite des exemples.
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Sujet 2 · Prendre position sur une situation hypothétique

Seriez-vous prêt à dépenser beaucoup d’argent pour améliorer votre logement ? Pourquoi ou pourquoi pas ?

Ce qui est attendu ici

« Seriez-vous prêt » appelle le conditionnel. Mais le vrai piège est le mot « beaucoup », que chacun comprend différemment : beaucoup, ce n’est pas la même somme pour tout le monde. Dites d’abord ce que ce mot représente chez vous, et toute la suite devient claire. Répondre non parce que cet argent sert à autre chose n’est pas une réponse pauvre, c’est la réponse la plus solide qui soit, à condition de dire à quoi il sert. Et « pourquoi ou pourquoi pas » attend les deux directions.

Comparer avec deux réponses modèles
AÇa dépend de ce qu’on appelle beaucoup

Ça dépend de ce qu’on appelle beaucoup. Chez nous, beaucoup, c’est trois cents francs. Ce n’est peut-être pas beaucoup pour tout le monde, mais c’est notre réalité.

Alors non, je ne mettrais pas une grosse somme dans cet appartement. Le loyer est déjà la plus grande ligne de notre budget, et le reste part dans les courses, les assurances et les enfants. Le peu qu’on arrive à mettre de côté, c’est pour les imprévus : le dentiste, une machine qui casse, un billet d’avion s’il arrive quelque chose dans la famille.

Par contre, pour de petites sommes, je dirais oui tout de suite, parce que le résultat est énorme. Une lampe, un pot de peinture, une étagère : pour cent francs, on vit mieux tous les jours.

Et si j’avais beaucoup d’argent ? Honnêtement, je ne le mettrais pas dans un appartement que je loue. Je le garderais, parce que j’aimerais un jour avoir quelque chose à nous.

Donc ma réponse tient en une phrase : oui pour ce qui est petit et immédiat, non pour ce qui est gros et qui reste au mur.

Pourquoi cette réponse fonctionne

Structure claire

  • Le candidat définit le mot de la question avant d’y répondre, ce qui rend toute la suite compréhensible.
  • Non pour les grosses sommes, oui pour les petites, non même avec de l’argent : trois positions, puis un résumé d’une ligne.

Formulations attendues au niveau B1

  • « Ça dépend de ce qu’on appelle beaucoup » : ça dépend de + interrogative indirecte, une ouverture très rentable.
  • « Le peu qu’on arrive à mettre de côté » : le peu que, avec arriver à + infinitif.
  • « Et si j’avais beaucoup d’argent ? » : question au si + imparfait, posée puis traitée par le candidat lui-même.
  • « Je le garderais » : conditionnel avec un pronom complément, pour marquer le choix inverse.

Réponse complète à la consigne

  • Les deux directions sont couvertes : ce que le candidat refuserait, et ce qu’il accepterait sans hésiter.
  • La justification est concrète, budget à l’appui, et elle ne fait la morale à personne.

Définir « beaucoup » avant de répondre

  • Les consignes contiennent souvent un mot élastique : beaucoup, longtemps, loin, cher. Dites ce qu’il représente pour vous, et vous gagnez une phrase et une position claire.
  • C’est aussi la façon la plus digne de parler d’un petit budget : vous ne vous justifiez pas, vous donnez simplement votre échelle.
BOui, mais une chose par année

Je ne dirais pas non, mais je ne dépenserais jamais tout d’un coup.

Ce que je ferais, c’est une chose par année. Cette année les rideaux et la lampe, l’année prochaine les rangements de la cuisine, et ainsi de suite. Au bout de trois ans, on a dépensé une somme importante, mais on ne l’a jamais sentie passer.

Je poserais quand même deux conditions. La première, ce serait de savoir qu’on reste : je ne commencerais rien si on cherchait déjà autre chose. La deuxième, ce serait de ne jamais toucher à l’argent des imprévus. Un bel appartement avec un compte vide, ce serait une mauvaise affaire.

Et il y a une chose que je ne ferais jamais : emprunter pour améliorer un logement qui n’est pas à moi. Là, c’est non, vraiment.

Ma sœur a dépensé énormément dans sa cuisine, et un an après elle a dû déménager pour son travail. Elle n’a presque rien pu emporter. Depuis, j’avance plus doucement, et je crois que j’ai raison.

Pourquoi cette réponse fonctionne

Structure claire

  • Une position nuancée dès la première phrase, puis la méthode, puis deux conditions, puis une limite absolue, puis un exemple.
  • L’exemple de la sœur arrive en dernier et sert de preuve. Placé au début, il aurait pris toute la place.

Formulations attendues au niveau B1

  • « Je ne dirais pas non, mais… » : refuser le oui simple sans dire non, une nuance très utile.
  • « Je ne commencerais rien si on cherchait déjà autre chose » : conditionnel et si + imparfait dans la même phrase.
  • « Ce serait de ne jamais toucher à… » : la négation placée avant l’infinitif, ce qui se fait souvent à l’envers.
  • « Elle n’a presque rien pu emporter » : négation avec un semi-auxiliaire, dans l’ordre correct.

Réponse complète à la consigne

  • Le conditionnel est tenu du début à la fin, et la position est claire malgré la nuance.
  • Le « pourquoi » est donné par la méthode, et le « pourquoi pas » par la limite et par l’histoire de la sœur.

Étaler une dépense au lieu de la refuser

  • Répondre « une chose par année » est plus intéressant qu’un oui ou un non, et ça donne immédiatement trois exemples à citer.
  • La technique s’applique à toutes les questions d’argent ou d’engagement : au lieu de trancher, proposez un rythme.