Les voisins

Parler · B1

« Aujourd’hui, nous allons parler des voisins. »
  1. Décrire une expériencePouvez-vous nous raconter une expérience positive ou difficile que vous avez eue avec un voisin ou une voisine ? Qu’est-ce qui s’est passé ?
  2. Décrire un processus ou une procédureImaginez que vous venez d’emménager dans un nouvel immeuble. Que faites-vous pour faire connaissance avec vos voisins et créer une bonne relation ?
  3. Parler des côtés positifs et négatifsQuels sont, selon vous, les avantages et les inconvénients d’avoir des voisins très proches dans un immeuble par rapport à vivre dans une maison isolée ?
  4. Prendre position sur une situation hypothétiqueSi un voisin faisait trop de bruit le soir, comment réagiriez-vous pour résoudre le problème ?

À faire d’abord : répondez aux quatre questions à voix haute, si possible en vous enregistrant. Comparez ensuite, question par question.

Comment utiliser les réponses modèles

Les réponses proposées sont des exemples parmi d’autres. Il n’existe pas une seule bonne réponse : chacun parle de sa propre expérience.

Sur ce type de question, ce qui compte est votre capacité à répondre clairement à ce qui vous est demandé, à donner quelques détails et à expliquer votre point de vue, pas à réciter un texte.

N’apprenez pas ces réponses par cœur. Une réponse manifestement mémorisée est plus faible qu’une réponse un peu hésitante mais authentique. Servez-vous-en pour repérer les structures utiles et pour comparer avec ce que vous auriez dit.

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Décrire une expérience

Pouvez-vous nous raconter une expérience positive ou difficile que vous avez eue avec un voisin ou une voisine ? Qu’est-ce qui s’est passé ?

Ce qui est attendu ici

La consigne vous laisse un choix rare : une expérience positive ou une expérience difficile. Les deux sont acceptées, et la difficile n’est pas plus risquée que l’autre. Choisissez une branche et annoncez-la dans la première phrase, au lieu de raconter les deux à moitié. Le piège est dans la seconde question : « qu’est-ce qui s’est passé ? ». On attend un déroulement, avec un avant, un moment précis et une suite. Dire que son voisin est sympathique ou bruyant ne raconte rien. Il faut un jour, une heure, une phrase que quelqu’un a dite.

Comparer avec deux réponses modèles
ALa voisine qui a remarqué mon silence

Je vais prendre le côté positif. Et c’est une histoire de bruit, curieusement.

Je vis seul dans un petit appartement, au troisième. Ma voisine de palier habite là depuis vingt ans. On se disait bonjour, rien de plus. Je pensais qu’elle ne savait absolument rien de moi.

L’hiver dernier, j’ai eu une grippe assez forte. Je suis resté au lit trois jours, sans sortir, sans rien faire de bruyant. Le troisième jour, elle a sonné. Elle m’a dit : « je ne vous ai pas entendu partir depuis lundi, tout va bien ? »

Sur le moment, ça m’a fait un drôle d’effet. Je ne savais pas qu’elle connaissait mes horaires. En fait, elle entendait ma porte tous les matins vers six heures et demie, et là, plus rien pendant trois jours.

Elle est allée me chercher du pain et du thé. Depuis, on se parle vraiment. Et j’ai compris quelque chose : dans un immeuble, on est connu avant d’être présenté. On ne choisit pas ça, mais ce jour-là, ça m’a bien arrangé.

Pourquoi cette réponse fonctionne

Structure claire

  • La branche choisie est annoncée en six mots, puis la situation d’avant, puis le jour précis, puis la suite. On ne se perd jamais.
  • La dernière phrase tire une conclusion courte de l’histoire au lieu de la résumer. C’est une fin facile à reproduire.

Formulations attendues au niveau B1

  • « Elle habite là depuis vingt ans » : présent avec depuis, pour une situation qui dure encore.
  • « On se disait bonjour, rien de plus » : imparfait pour l’habitude, avant l’événement au passé composé.
  • La phrase citée, « je ne vous ai pas entendu partir depuis lundi », vaut mieux qu’un résumé de ce qu’elle a dit.
  • « Ça m’a fait un drôle d’effet » : une expression toute faite, très naturelle, pour décrire une réaction mêlée.

Réponse complète à la consigne

  • La première partie est traitée par le choix annoncé ; la seconde, « qu’est-ce qui s’est passé », par un récit avec des étapes datées.
  • L’expérience est bien positive, mais elle n’est pas racontée comme une belle histoire : le candidat dit aussi que ça l’a mis mal à l’aise sur le moment.

Partir d’un bruit plutôt que d’une conversation

  • Toute l’histoire tient sur un son, une porte à six heures et demie, et sur son absence. C’est plus concret et plus mémorable qu’un échange de politesses.
  • Cherchez dans vos souvenirs un bruit, une odeur, une heure : ce genre de détail donne immédiatement une histoire à raconter, alors qu’une impression générale n’en donne aucune.
BLe jour où j’ai compris qu’on m’entendait

Je vais prendre le côté difficile, mais ce n’est pas un conflit. Personne ne s’est fâché avec personne.

On habitait un immeuble ancien, avec des planchers en bois. Un soir, on a eu une discussion assez vive avec ma femme, une histoire d’argent. On n’a pas crié, enfin, je crois qu’on n’a pas crié.

Le lendemain matin, je croise le voisin du dessous devant les boîtes aux lettres. Il me dit, gentiment, sans aucune méchanceté : « ça va, vous deux ? ». Et là j’ai compris qu’il avait tout entendu.

Honnêtement, j’ai eu honte. Pas de la dispute, ça arrive à tout le monde. J’ai eu honte parce que je croyais que ma vie s’arrêtait à ma porte, et ce n’était pas vrai du tout.

Après, on a changé des choses. Les sujets difficiles, on en parle en marchant dehors, pas dans le salon. Ça peut paraître exagéré, mais ça nous fait du bien. La proximité marche dans les deux sens : si j’entends mes voisins, mes voisins m’entendent.

Pourquoi cette réponse fonctionne

Structure claire

  • Le candidat désamorce tout de suite : difficile, oui, mais sans conflit. L’examinateur sait où va la réponse.
  • Quatre temps nets : la scène du soir, la rencontre du lendemain, ce qu’il a ressenti, ce qui a changé depuis.

Formulations attendues au niveau B1

  • « On habitait un immeuble ancien » : imparfait pour planter le décor, avant les événements.
  • « Je crois qu’on n’a pas crié » : une auto-correction assumée, valorisée à l’oral.
  • « Je croise le voisin, il me dit » : présent de narration pour rendre la scène vivante ; le passé composé serait tout aussi correct.
  • « J’ai compris qu’il avait tout entendu » : plus-que-parfait pour un fait antérieur.

Réponse complète à la consigne

  • L’expérience est clairement située du côté difficile, comme la consigne le permet, et le déroulement répond à « qu’est-ce qui s’est passé ».
  • La réponse va jusqu’aux conséquences : une habitude qui a changé dans le couple. C’est plus complet qu’un simple souvenir.

Choisir la branche difficile sans se plaindre

  • Quand une consigne propose « positive ou difficile », beaucoup prennent le positif par prudence. Le difficile est souvent plus riche, à condition de ne pas transformer la réponse en plainte contre quelqu’un.
  • Ici, le voisin n’a rien fait de mal : la difficulté vient de la situation elle-même. C’est un modèle transposable à beaucoup de questions.
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Décrire un processus ou une procédure

Imaginez que vous venez d’emménager dans un nouvel immeuble. Que faites-vous pour faire connaissance avec vos voisins et créer une bonne relation ?

Ce qui est attendu ici

Deux demandes dans la consigne : faire connaissance, et créer une bonne relation. La première est un moment, la seconde est une durée, et c’est la seconde qu’on oublie. Beaucoup de candidats répondent par une seule action, se présenter, et la réponse est finie en vingt secondes. Parlez plutôt des premières semaines : ce qu’on fait, ce qu’on évite, comment on se rend visible sans déranger. Attention aussi au temps verbal : la consigne dit « imaginez », mais elle demande « que faites-vous ». Le présent est donc correct, à condition de s’y tenir jusqu’au bout.

Comparer avec deux réponses modèles
ALes six premières semaines

Pour moi, ce n’est pas une action, c’est une période. Je dirais les six premières semaines.

La première chose que je surveille, c’est le bruit que je fais moi-même. Quand on emménage, on perce, on déplace des meubles, on monte et descend l’escalier cinquante fois. Les voisins me connaissent par là avant de connaître mon visage. Alors je fais le plus gros le samedi après-midi, jamais le soir.

Ensuite, j’essaie d’être visible sans m’imposer. Je descends la poubelle à des heures normales, je vais chercher le courrier quand il y a du monde, je ne rentre pas en courant avec les yeux par terre. Ça paraît bête, mais on existe pour les gens qui vous voient deux ou trois fois.

Après, je laisse le temps faire. La première fois, c’est bonjour. La troisième fois, on parle deux minutes du chauffage ou de l’ascenseur. Au bout d’un mois, quelqu’un finit par demander votre prénom.

Et j’accepte que ça s’arrête là avec certains. Une bonne relation entre voisins, ce n’est pas une amitié : c’est de la confiance qui s’installe doucement, sans qu’on en parle.

Pourquoi cette réponse fonctionne

Structure claire

  • La première phrase donne le plan de toute la réponse : une période, pas un geste. Tout ce qui suit est rangé dans cette idée.
  • Les étapes suivent le temps qui passe : les premiers jours, puis les semaines, puis le premier mois, puis ce qui reste après.

Formulations attendues au niveau B1

  • « La première chose que je surveille, c’est… » : mise en relief, idéale pour ouvrir une procédure.
  • « Ensuite… », « Après… », « Et… » : des connecteurs simples, suffisants, à condition de ne pas les répéter au hasard.
  • « Être visible sans m’imposer » : deux mots qui résument une intention ; ce genre de formule courte fait très bonne impression.
  • « Je laisse le temps faire » : expression courante, plus naturelle que « j’attends que le temps passe ».

Réponse complète à la consigne

  • Les deux moitiés sont traitées : faire connaissance (être vu, dire bonjour) et créer une bonne relation (la confiance qui s’installe sur des semaines).
  • Le présent est tenu du début à la fin, comme le demande « que faites-vous ».

Répondre avec une durée, pas avec une action

  • Transformer « que faites-vous » en « voilà comment ça se passe sur six semaines » vous donne mécaniquement quatre ou cinq étapes au lieu d’une seule.
  • Cette technique fonctionne pour beaucoup de questions de procédure : dès que la consigne parle d’une relation, d’une intégration ou d’une habitude, répondez par une durée.
BL’erreur que j’ai faite la première fois

Je réponds à partir d’une erreur, parce que la première fois, j’ai fait exactement l’inverse.

Quand je suis arrivé ici, je suis resté invisible pendant six mois. Je travaillais beaucoup, je rentrais tard, je ne parlais pas encore bien français et j’avais peur de me tromper. Je me disais que les gens me laisseraient tranquille et que c’était très bien comme ça.

Le problème, c’est qu’après six mois, c’est beaucoup plus difficile de commencer. On ne peut plus dire « je viens d’arriver ». On est le monsieur du quatrième que personne ne connaît, et ça se répare mal.

Donc aujourd’hui je m’y prends autrement, et pas avec de grands gestes. Je m’occupe surtout des premières semaines : sortir aux mêmes heures que les autres, répondre quand on me parle, et ne pas repartir de la buanderie parce que quelqu’un s’y trouve déjà.

Et je me donne un objectif tout petit : à la fin du premier mois, connaître deux prénoms. Deux, pas dix. Le reste vient tout seul, ou ne vient pas, et ce n’est pas grave.

Pourquoi cette réponse fonctionne

Structure claire

  • Le plan est annoncé : je raconte d’abord ce que j’ai raté, ensuite ce que je fais maintenant. Deux blocs, très lisibles.
  • La réponse se termine sur un objectif chiffré, deux prénoms, ce qui donne une conclusion nette au lieu d’une phrase vague.

Formulations attendues au niveau B1

  • « Je suis resté invisible pendant six mois » : passé composé avec une durée fermée.
  • « Je travaillais beaucoup, je rentrais tard » : imparfait pour la situation habituelle de l’époque.
  • « Je me disais que les gens me laisseraient tranquille » : discours indirect au passé, avec un conditionnel.
  • « Je m’y prends autrement » : verbe pronominal idiomatique, simple et très utile pour parler d’une méthode.

Réponse complète à la consigne

  • Malgré le détour par le passé, la question est bien traitée au présent : ce que le candidat fait maintenant occupe les deux derniers paragraphes.
  • La bonne relation n’est pas promise, elle est décrite comme quelque chose qui peut aussi ne pas venir. C’est plus crédible qu’une réponse idéale.

Décrire une méthode par ce qu’on ne refait plus

  • Raconter d’abord ce qu’on a mal fait rend la méthode évidente : le lecteur comprend pourquoi chaque étape existe.
  • C’est aussi un moyen simple d’allonger une réponse de procédure sans inventer d’étapes artificielles.
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Parler des côtés positifs et négatifs

Quels sont, selon vous, les avantages et les inconvénients d’avoir des voisins très proches dans un immeuble par rapport à vivre dans une maison isolée ?

Ce qui est attendu ici

« Par rapport à » impose la comparaison : chaque argument doit opposer les deux situations, et non décrire l’immeuble tout seul. L’autre piège est le sujet lui-même. La question ne porte pas sur la taille du logement, le jardin ou le loyer, mais sur des voisins très proches. Restez donc sur la proximité : ce qu’on entend, ce qu’on sait des autres, ce que les autres savent de vous. Et si vous n’avez jamais habité de maison isolée, dites-le et comparez avec une maison que vous connaissez : c’est accepté, et c’est même plus honnête.

Comparer avec deux réponses modèles
ATout se joue sur ce qu’on entend

Franchement, pour moi tout tient à une seule chose : dans un immeuble, on entend les autres et les autres nous entendent. Le reste vient de là.

Le bon côté, c’est qu’on n’est jamais complètement seul. J’entends la machine à laver du dessus le samedi matin, je reconnais le pas de ma voisine dans l’escalier. Ça paraît minuscule, mais quand on vit seul, ça change beaucoup de choses. Et le jour où il y a un problème, il y a quelqu’un à trente secondes de sa porte.

Le mauvais côté, c’est exactement le même. On n’a pas d’intimité sonore. On adapte sa vie aux heures des autres : je ne passe pas l’aspirateur tard, je baisse la télévision, je fais attention quand mon fils joue dans le couloir.

Dans une maison isolée, c’est l’inverse. On peut mettre la musique fort à minuit, personne ne dit rien. Mais si on tombe dans l’escalier, personne ne dit rien non plus.

Moi je préfère l’immeuble, pour être honnête. Je préfère être un peu dérangé que complètement seul. Mais je comprends très bien ceux qui pensent le contraire.

Pourquoi cette réponse fonctionne

Structure claire

  • Un critère annoncé dès la première phrase, puis l’avantage, puis l’inconvénient, puis la maison isolée, puis une préférence assumée.
  • La phrase « le mauvais côté, c’est exactement le même » relie les deux moitiés au lieu de les juxtaposer.

Formulations attendues au niveau B1

  • « Le bon côté, c’est que… » / « le mauvais côté, c’est que… » : le couple le plus simple pour ce type de question.
  • « Dans une maison isolée, c’est l’inverse » : une seule formule, et la comparaison demandée est explicite.
  • « Je préfère être un peu dérangé que complètement seul » : préférer… que, avec deux adjectifs opposés.
  • « Ceux qui pensent le contraire » : pronom démonstratif suivi d’une relative, très utile pour nuancer une conclusion.

Réponse complète à la consigne

  • Les deux termes de la comparaison sont présents dans chaque argument : ce qu’on gagne d’un côté est exactement ce qu’on perd de l’autre.
  • La réponse reste sur les voisins proches, comme le demande la consigne, et ne dérive pas vers la surface, le jardin ou le prix.

Tenir la comparaison sur un seul critère

  • Plutôt que d’aligner six arguments sans lien, le candidat en choisit un, le son, et le retourne dans tous les sens. La réponse paraît construite, pas récitée.
  • C’est aussi beaucoup plus facile à tenir à l’oral : un seul fil à suivre, donc moins de risque de se perdre au milieu.
BJe ne connais qu’un des deux côtés

Je dois être honnête : je n’ai jamais habité dans une maison isolée. J’ai toujours vécu en immeuble. Donc je vais comparer avec ce que je connais un peu, la maison de mes parents, qui est à la campagne, assez loin du village.

Quand j’y vais l’été, la première nuit est magnifique. Le silence complet, on dort comme jamais. Mais au bout de trois ou quatre jours, ça me fait un autre effet : je trouve ça un peu lourd. Il ne se passe rien, on n’entend personne.

Dans mon immeuble, c’est le contraire. Il y a du bruit tout le temps : des voix dans la cour, une porte qui claque, l’ascenseur. Ça m’énervait beaucoup au début, et maintenant ça me rassure plutôt.

L’inconvénient, je le vois quand même très bien : on est connu sans l’avoir décidé. Les gens savent à quelle heure vous rentrez, avec qui, combien vous êtes à la maison. Chez mes parents, personne ne sait rien de personne, et pour certaines familles c’est exactement ce qu’il faut.

Donc je dirais que ça dépend du moment de la vie. À vingt ans, l’immeuble, sans hésiter. Avec trois enfants et un chien, peut-être la maison.

Pourquoi cette réponse fonctionne

Structure claire

  • Le candidat dit d’où il parle avant de comparer, ce qui rend toute la suite cohérente.
  • Un avantage et un inconvénient de chaque côté, puis une conclusion qui refuse de trancher pour de bonnes raisons.

Formulations attendues au niveau B1

  • « Je n’ai jamais habité dans… » : passé composé négatif avec jamais, la phrase clé de cette stratégie.
  • « Au bout de trois ou quatre jours » : situer un changement dans une durée.
  • « Ça m’énervait au début, et maintenant ça me rassure » : imparfait puis présent, pour montrer une évolution.
  • « Ça dépend du moment de la vie » : une conclusion nuancée en six mots, facile à mémoriser.

Réponse complète à la consigne

  • La comparaison demandée est bien faite, même si un des deux côtés vient d’une maison connue et non habitée.
  • Avantages et inconvénients sont présents des deux côtés, et le candidat reconnaît que son inconvénient à lui est l’avantage de quelqu’un d’autre.

Comparer quand on ne connaît qu’un des deux côtés

  • Beaucoup de questions de l’examen opposent deux situations dont vous n’avez vécu qu’une seule. Dites-le en une phrase, puis remplacez la partie manquante par un lieu ou une personne que vous connaissez vraiment.
  • Ne bluffez pas : une comparaison inventée s’écroule à la première question de l’examinateur, alors qu’une comparaison assumée comme partielle tient debout.
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Prendre position sur une situation hypothétique

Si un voisin faisait trop de bruit le soir, comment réagiriez-vous pour résoudre le problème ?

Ce qui est attendu ici

« Si un voisin faisait… comment réagiriez-vous » : si + imparfait, puis conditionnel, du début à la fin. Le mot à interroger est « trop ». Trop pour qui, à quelle heure, combien de fois ? Une réponse qui démarre sur une solution saute cette étape ; une réponse qui commence par se demander s’il y a vraiment un problème est plus fine et donne beaucoup plus à dire. Dernier point : ne citez aucun horaire officiel ni aucun règlement. Vous n’avez pas à les connaître, et parler de votre sommeil est plus solide que citer une règle.

Comparer avec deux réponses modèles
AD’abord savoir si c’en est un

Ma première réaction, ce serait de ne rien faire. Pas par lâcheté : parce que je ne saurais pas encore si c’est vraiment un problème.

Un immeuble, ce n’est pas une bibliothèque. Il y a du bruit, c’est normal, et un seul soir bruyant n’est pas un problème. Ce qui compte, c’est si ça revient.

Donc j’attendrais deux ou trois semaines et je regarderais trois choses : est-ce que c’est tous les soirs ou une fois ; vers quelle heure ça s’arrête ; et est-ce que ça m’empêche vraiment de dormir, ou est-ce que ça m’agace simplement parce que je suis fatigué.

Cette dernière question est la plus importante, je trouve. Je me lève à cinq heures, donc de la musique à onze heures du soir me pose un vrai problème. Mais c’est mon rythme à moi, ce n’est pas la faute du voisin.

Si au bout de trois semaines c’était toujours là, oui, j’irais lui parler, tranquillement. Mais avant, je ne dirais rien. Je crois que c’est la meilleure façon de ne pas abîmer une relation pour trois soirées.

Pourquoi cette réponse fonctionne

Structure claire

  • Une position surprenante dès la première phrase, ne rien faire, immédiatement justifiée pour qu’elle ne passe pas pour de la passivité.
  • Trois critères annoncés puis énumérés, puis le plus important repris à part. C’est un plan très simple à tenir à l’oral.

Formulations attendues au niveau B1

  • Les conditionnels : « ce serait », « j’attendrais », « je regarderais », « j’irais », « je ne dirais rien ».
  • « Si au bout de trois semaines c’était toujours là, j’irais lui parler » : si + imparfait, conditionnel.
  • « Est-ce que… ou est-ce que… » : deux questions posées à soi-même, une manière naturelle de structurer une hésitation.
  • « Ça m’empêche de dormir » / « ça m’agace » : deux degrés différents, et le candidat les distingue exprès.

Réponse complète à la consigne

  • La consigne demande comment on réagirait : la réponse donne une réaction, l’observation, puis une suite claire si ça continue.
  • Le conditionnel est tenu jusqu’au bout, ce qui est exactement ce qu’attend une question en « si ».

Interroger la situation avant de la résoudre

  • Le mot « trop » est un jugement, pas un fait. Le candidat le montre en distinguant le bruit du voisin et sa propre heure de lever.
  • Sur toute question hypothétique, se demander d’abord si le problème existe vraiment donne une réponse plus mûre, et vous fournit un paragraphe entier de plus.
BTous les bruits ne se valent pas

Ça dépendrait beaucoup du bruit. Pour moi, il y a deux catégories, et je ne réagirais pas du tout pareil.

Il y a le bruit qu’on ne choisit pas : un bébé qui pleure, quelqu’un qui rentre du travail à onze heures, une machine à laver parce que la personne n’a pas d’autre moment dans la semaine. Là, je ne ferais rien du tout. On ne peut pas demander à des gens de ne pas vivre.

Et il y a le bruit qu’on choisit : la musique très fort, une fête jusqu’à trois heures, la télévision posée contre le mur de ma chambre. Là, oui, je dirais quelque chose, mais seulement si ça se répétait.

Et je pense à autre chose : moi aussi, je fais du bruit. On est quatre dans deux pièces et demie, mon fils court, la télévision est allumée le soir. Quelqu’un en dessous m’entend sûrement. Ça me rend nettement plus patient.

Chez nous, tout le monde se calme vers dix heures, mais c’est une habitude de l’immeuble, ce n’est pas quelque chose que j’ai lu quelque part. Donc si je devais aller voir quelqu’un, je parlerais de mon sommeil, pas d’un règlement que je ne connais pas.

Pourquoi cette réponse fonctionne

Structure claire

  • Deux catégories annoncées, puis traitées l’une après l’autre, avec une réaction différente pour chacune.
  • Les deux derniers paragraphes ajoutent le point de vue inverse et une précaution, ce qui referme la réponse sans la répéter.

Formulations attendues au niveau B1

  • « Ça dépendrait beaucoup de… » : le conditionnel dès le premier mot, comme le demande la consigne.
  • « Le bruit qu’on ne choisit pas » / « le bruit qu’on choisit » : une relative très simple qui suffit à opposer deux catégories.
  • « Seulement si ça se répétait » : une condition posée en quatre mots.
  • « Ça me rend plus patient » : rendre + adjectif, une construction utile et souvent oubliée.

Réponse complète à la consigne

  • Le candidat dit clairement ce qu’il ferait dans chaque cas, y compris quand il choisit de ne rien faire.
  • La fin indique sur quoi il parlerait, son sommeil, ce qui répond à « pour résoudre le problème » sans inventer de procédure.

Reconnaître qu’on est aussi le voisin de quelqu’un

  • Dire « moi aussi je fais du bruit » retourne la question et montre une capacité à changer de point de vue, ce que l’examen valorise beaucoup.
  • C’est aussi la façon la plus sûre de parler d’un conflit possible sans jamais accuser personne.